Poèmes

poèmes
Marc Hamonic

J’écris depuis l’âge de huit ans. J’ai abordé par l’écriture tous les genres, j’ai essayé tous les styles et aujourd’hui je totalise plus de huit cents textes. C’est la première fois, dépassant ma naturelle pudeur, que j’ose en présenter quelques uns.

En cliquant sur chaque titre,vous accéderez aux secrets de mon Âme car lorsque l’impulsion d’écrire arrive, je suis obligé d’arrêter toutes mes activités pour retranscrire presque directement les mots qui me sont ainsi soufflés.

Je partage avec humilité ces lignes avec vous pour la première fois.

Marc HAMONIC

Frères humains qui êtes avec moi vivants

N’ayez contre quiconque le cœur endurci

Car si tolérance avez pour les gens vraiment

L’univers en aura plutôt de vous merci

Et l’aventure de la conscience via la vie

Sera à vos yeux pansements et guérison

Plutôt que blessures nées de l’incompris

Et qu’hâtifs jugements sorti de male raison.

Hasard se croit maître du jeu sur Terre

Pourtant chaos et joies, rires et misères

Arrivent à temps au coin des paupières

Pour libérer nos consciences des travers

Frères, noirs, jaunes, blancs ou rouges

Apprenez à dépasser le bout de votre nez

Sans haine pour tout ce qui autour bouge

Pour qu’œil voit du recul d’un cœur affirmé

Qu’il vente, tempête et grêle avec éclairs

Soleil est toujours au dessus des nuages

En connaissance écartant la misère

Du quidam ignorant combien il est sage.

Alors Toi qui vit galère sur galère

Craignant les heures sombres de la vie

Connaitre pour tolérance devient frère

Au son d’expériences intimement choisies

Chacun est responsable de son chemin

Et les autres vecteurs des anonymes destins

Toi tu joues aussi le rôle du messager divin

Pour ces gens frères qui te croient mesquin !

Le trou où tu tombes n’est pas responsable

Seule ta vue étroite est cause d’accident

Dans tous les cas autres tu jugerais inacceptable

La culpabilité du contexte sur l’évènement !

L’aventure de la conscience développe l’éthique

Étape logique née des excès de pouvoir écrasant

Qui serait morte sans pouvoir donner sa réplique

Si pouvoir n’avait rien provoqué auparavant !

Frères humains qui êtes avec moi vivants

N’ayez contre quiconque le cœur endurci

Car si tolérance avez pour les gens vraiment

L’univers en aura plutôt de vous merci.

Le 29 mai 2009 Amorifer – Volens

(Marc)

Oui, comme le faisaient les anciens sages

Je veux par ma voix rendre un bel hommage

Aux choristes femmes et hommes réunis

Sous la baguette de la belle Odile Gougy

Pour vous offrir quelques instants rares

Etrangers du quotidien et de ses tintamarres

Ici, dans cette église dédiée à Marie Madeleine

Où règne une atmosphère sacrée et sereine….

Chut !……….

J’écoute le silence et j’entends

Comme des sons qui naissent

En harmoniques de l’instant

Cordes vibrantes de finesses…

Comment cela peut-il exister

De quel instrument doit-on jouer

Pour entendre quarte et tierce voler

Avec une note de base juste murmurée.

C’est la voix qui suit la voie du corps

Voix du ventre ou de tête sans effort

Voix de gorge ou de poitrine encore

Voix douce qui nous rend plus fort !

Nos ancêtres connaissaient les secrets

De l’Âme du son ou du son de l’Âme

Ce soir pour vous ils s’ouvrent concrets

Avec les œuvres que la chorale déclame

Mantras ou chants antiques chrétiens

Traditionnels ou de pures sonorités

Des philippines ou du monde grégorien

Chants de guérison ou de joie retrouvée.

A vos oreilles ! yeux fermés ou non

Savourez ce moment d’éternité

Qui inscrira les lettres de votre prénom

Dans les vibrations de cette nouvelle félicité

Tous les êtres devant s’unir dans la fraternité

Pour chanter la paix, l’amour et la divine santé !

Le 19 octobre 2018

Marc

Ils sont fous ces chercheurs

Qui veulent sortir de leur torpeur

En quête de l’indicible absolu

Qui va transformer tout leur vécu.

Qu’ils soient chrétiens, agnostiques

Hindouistes, Bouddhistes ou Laïcs

Kabbalistes, moines ou syndicalistes

Ces chercheurs sont des humanistes.

Fous d’absolu et de fraternité

Seuls ou en communauté

Ils veulent goûter la saveur de Dieu

Libérer la splendeur captive en eux.

Alors de crises en ermitages

D’enseignement en expériences

Ils cherchent tous depuis des âges

La vérité Une de toutes les obédiences.

Ces chercheurs d’absolu s’évertuent

A cultiver les plus nobles vertus

En retraite au fond d’une cellule

Ou dans un fatras social qui circule

Ces fous cherchent la Lumière

Pour nourrir la flamme de leurs yeux

Ainsi que pour alimenter leur matière

D’une joie qui ne parle qu’à eux

Ces chercheurs un jour trouvent

Ils se savent faire partie du tout

Comme la minute fait partie du jour

En Dieu que rien et tout prouve !

Le 06 juillet 2006

Marc

L’on te croit partie bien loin

A la recherche d’un secret besoin

Mais tu es là gisante sur ton lit

Coincée entre la mort et la vie

Voulant au travers de ton coma

Sortir ton cœur de l’anonymat

Avoir tes enfants autour de Toi

Credo d’amour qui est ta seule foi .

Petite Maman endormie et silencieuse

Tu parles au cœur des heures heureuses

Quand, autour de Toi, nous nous agitions

En jeux, bêtises et autres occupations

Reviennent aussi à nos mémoires vivantes

Des instants aux incidences bouleversantes

Petite Maman, ne pleure pas en ton Âme

Car nous savons tous tes sacrifices de femme

Ce que tu as enduré pour nous construire

Vivant tout pour nous… jusqu’à en mourir.

De temps en temps tu prononces un mot

Carte postale reçue comme un cadeau

Des contrées inaccessibles où tu voyages

Tes yeux s’ouvrent sur nous sans gaspillage

Souriant dans un clignement de paupière

Pour offrir le cœur de ta nouvelle lumière.

Puis tu retournes dans ces espaces étrangers

Où il ne nous est pas encore permis d’entrer.

Et les yeux tout gonflés de mauvais chagrin

Nous nous sentons impuissants sur ces chemins

Démunis, désarmés, face à ce cruel destin

Qui t’arrache à nous ce jour plutôt que demain.

A quoi sert notre amour s’il ne peut te retenir

Toi, uniquement Toi, tu ne peux mourir….

Comme nous voulons te garder le plus possible

Nous nous rattachons à tous les signes indicibles

Alors un à une, à notre tour nous te prenons la main

Malgré les larmes qui ourlent nos paupières chagrin

Pour rire aussi d’un bisou que tu nous adresses

Quand tes yeux s’ouvrent et nous reconnaissent..

Pourtant Maman, il nous faudra te laisser partir

Pour l’Amour de toi vers un autre empire

Vers cette immensité où Joëlle notre sœur

T’attend pour danser et chanter en chœur

T’attend pour te guider vers un vrai bonheur.

Pardonne notre tristesse et nos gros cœurs

Nous t’aimons muets et pleins de regrets

Et te voir sur ce lit, silencieuse, endormie

Fait pleurer nos cœurs déjà bien engourdis

Par la pensée que demain tu ne seras plus là ….

Je t’aime ma Petite Mère !!

Le 27 novembre 2006

Marc

Il n’existe que dans la pensée du monde

Né du désir d’expansion qui nous motive

Parfois cruel comme une incessante ronde

Lorsqu’il s’égrène en douloureux leitmotiv

Parfois éclair si rapide qu’on ne le perçoit

Qu’une fois égaré dans la dimension passée

Comme un espace de sourire qui nous échoit

Et qu’un coeur mémorise pour le ressusciter.

Le temps est fruit des consciences subjectives

Tout en étant objet de mesures très objectives

Mais comment enfermer une portion d’éternité

Dans un même récipient destiné à la durée.

Une seconde dure, dure quand l’homme peine

Et se fugace quand l’amour la vit par centaines.

Le temps danse sur nos rythmes biologiques

Valse nos sentiments, chaloupe nos émotions

Rappe nos angoisses, trébuche nos logiques

Glisse, ralenti, accélère sur nos amours passions

Tourne et s’arrête comme un fragile papillon

Quand la fleur de vie est privée de son soleil

Pour ré- accélérer si l’astre renaît à l’horizon..

Le temps fustige les corps et sublime les cœurs

Il est père de nos rides et mère des souvenirs

Cynique, il magnifie ou déprécie ses heures

Il n’a pas de régularité d’effets pour l’avenir

Et donc pas la moindre cause qui le justifie

Car il cannibalise tous les évènements de vie

Au gré du hasard que nos intellects idolâtrent

Comme un Dieu qu’une pseudo- science châtre !

Temps sublime des héros ou juteux des canailles

Temps nourricier ou temps qui bouffe les entrailles

Temps qui passe même sans avoir même été vécu

Identique, cyclique et pourtant si peu, si mal connu

Mystérieux, tu échappes à nos vaines définitions

Car tu mêles, pêle-mêle le social et les émotions

Le séquentiel, l’aléatoire et le parallèle, le futur

Le passé, le présent et autres tartines de confitures.

Temps insaisissable, temps conjugué des citoyens

Accroché aux aiguilles des Kronos contemporains

Tu nous contraints de rendez-vous en servitudes

Abrutis par ta démesure et tes vitesses involutives

Nous sommes en danger de perdre nos amplitudes

De ne plus faire évoluer nos facultés cognitives

Tant le décalage se fait entre notre temps intérieur

Et ceux qu’imposent à nous les réalités extérieures !

Prendre le temps de…. Se ménager une respiration

Prendre le temps de…. Poser une seule petite action

Prendre le temps de…. Me rencontrer seul à seul

Prendre le temps de…. Me souvenir de mes aïeuls

Prendre le temps de…..Me libérer du poids du monde

Prendre le temps de…..Savourer une pensée féconde

Prendre le temps de…..Goûter la magie du temps

Prendre le temps………….

Prendre le temps d’oser être maître de mon temps !

Le 17 septembre 2007

Marc

Fripé, fagoté plutôt qu’habillé

Le cheveu gras, la dent jaune

Pour avoir ce soir de quoi manger

Il hante les couloirs du métro

Quémandant une piécette jaune

un ticket restaurant, un petit boulot.

Il traîne le regard à terre

Ne sachant où poser sa misère

Pendant que moi, je vis

Sans réel souci, bien à l’abri.

Et je passe devant sa main tendue

Qui hurle sa dignité perdue.

Indifférent à l’homme qu’il fut

Méprisant l’épave qu’il est devenu.

Je m’écarte de son indélicate odeur

En le toisant de toute ma rancœur

Car il me gêne le bougre, l’horrible

En étalent sa condition indicible.

Moi je préfère cultiver une ignorance

Qui n’exciterait pas ma conscience

Pour continuer à vivre très serein

Dans mon petit univers quotidien

Bien tranquille, bien confortable

Qu’illusoirement je crois alors immuable…

Et les SDF se multiplient.

Ils pullulent dans nos environs,

Génération spontanée des sans-abri,

Victimes de tous les abandons.

Et moi qui refuse ma solidarité

Moi qui ai perdu ma capacité d’émotions,

Insensible face à la misère exposée

Que trop de quotidien a banalisée,

Je risque d’être le prochain pion

A chuter par les mêmes évènements

Pour me retrouver comme eux , à la rue

Face à des nantis trop confiants

Qui ne sauront pas voir ce que je fus

Mais seulement un autre SDF déchu

Sans aucun droit, aucune vertu

Quelqu’un qui mérite son triste sort

Un autre accroc dans leur décor !

Alors réveille-toi, inhumaine conscience

Il faut réagir à cet état d’urgence !

Mobilise-toi, réquisitionne ton cœur

Et engage-toi pour anéantir ce malheur.

Médite VILLON, sa ballade des pendus

Dont je vais ici paraphraser le contenu:

« Frères humains qui à côté de nous vivez

N’ayez contre-nous les cœurs endurcis

Car si pitié de nous pauvres, avez

Dieu en aura plutôt de vous merci ! « 

1993

Marc HAMONIC

Croire en une existence qui n’est qu’image

Attendre la mort en méconnaissant la vie

Ecouter le bruit source de tous ravages

Sans entendre le silence qui instruit

Respirer aussi des gaz réputés mortels

Ingérer n’importe quoi en bâfrant tout

Se détruire en niant l’attitude criminelle

Réelle intention égotique des humains fous

Qui « schizophrènent » leurs actes jugés bénins

Aux bons effets immédiats un peu incertains

Mais qui bientôt seront pour tous très malins

Car teintés le lendemain d’attraits malsains.



Alors je scie l’arbre qui m’offre son ombre

Sous le soleil brûlant parmi mes décombres.

Et je t’ignore la loi et le respect du voisin

Et je te mange ta vie en jalousant ton chemin

Et je te diminue la mienne en croquant la tienne

Détruire L’autre pour faire que je devienne….

Mais que je devienne qui ou quoi ????

Le fantôme d’un rêve, un reflet qui déçoit

Un paraphe qui s’efface évènement prévisible

Un parcours inutile avec des attributs invisibles

Une couleur noire qui annihile la palette céleste

Accrochant ses revers en boutonnière de veste

Je suis un travesti ignorant de ma nature

Rejeté par le monde qui immole ma stature

Une négation qui veut affirmer ses rayures

En déployant obscur quantité de forfaitures.



Qui me sauvera de moi, de mes écorchures

Qui entamera le cycle bienfaisant qui rassure

Ma figure est maquillée de toutes mes salissures

Qui craquèlera mon faciès verni de vide-ordure

Et à mon pied tordu et plein de boursoufflures

Qui donnera le vrai confort dune belle chaussure

A mes actes manqués et à mes paroles morsures

Qui pondèrera la mesure de toutes mes démesures

A mes certitudes que j’élève en saintes gravures

Qui me parlera azur sans que cela me soit injure



Personne ne le peut. J’ai un millier d’armures

Je me suis construit un monstre d’armatures

A force de raclures sur toutes les encablures

Tout sauveur extérieur est donc à exclure …



Un murmure est en moi qui fait doublure

Et dans le cœur amène cette troublante fêlure

Où souffle comme une petite autocensure

La voix intérieure qui doucement me conjure

De mettre de l’ordre dans mes procédures

Que seul oui seul, je peux trouver l’envergure

Qui me fera me redresser, quitter la courbure

D’un regard tourné vers le bas en fermeture

Au profit d’une architecture qui fait rupture

Et une Lumière ascensionnant la moindre voussure.



Le 19 septembre 2011

Marc



On ne donne pas un euro

Du haut de sa propre hauteur

Parce qu’on a peut-être trop,

Pour se déculpabiliser le cœur,

Et des autres se croire meilleur

Mais pour réparer une erreur…

Il est terrible ici d’avoir faim

Honteux là-bas de crever gangréné

De voir gonflés de mort des bébés

Faces aux magasins bourrés de pain.

On ne donne pas un euro

Du haut de sa propre hauteur

Parce qu’on a peut-être trop,

Pour se déculpabiliser le cœur,

Et des autres se croire meilleur

Mais pour réparer une erreur…

Visage déformé aux yeux si grands

Dont le regard attend sans demander

Que ta main s’arrête un instant

Pour lui sourire, le caresser

Nourrir autant son corps que sa dignité

Dont la vie semble l’avoir amputé.

On ne donne pas un euro

Du haut de sa propre hauteur

Parce qu’on a peut-être trop,

Pour se déculpabiliser le cœur,

Et des autres se croire meilleur

Mais pour réparer une erreur…

Nue, dépenaillée, émaciée, purulente

La misère habite tous les pays, les quartiers

Se mélangeant dans la foule, indifférente

A la souffrance de son voisin de palier.

Et misère sociale face à la misère du cœur

Est la situation navrante et asséchante

De l’humanité qui en vit toute l’horreur

Et se suicide pourtant de façon affligeante.

On ne donne pas un euro

Du haut de sa propre hauteur

Parce qu’on a peut-être trop,

Pour se déculpabiliser le cœur,

Et des autres se croire meilleur

Mais pour réparer une erreur…

Est-il normal que quelques individus

Détiennent la quasi-totalité des biens

Qu’ils profitent de tous les services rendus

Quand la majorité se contente des riens

Alors qu’elle surproduit à leur profit.

Est-ce normal que quelques nantis abusent

De ceux qui triment, meurent ,se sacrifient

En des déchéances que toute décence récuse. .

On ne donne pas un euro

Du haut de sa propre hauteur

Parce qu’on a peut-être trop,

Pour se déculpabiliser le cœur,

Et des autres se croire meilleur

Mais pour réparer une erreur…

Paria, mendiant, esclave ou chômeur

En te donnant un euro, je répare l’erreur

Et combien même tu serais sans honneur

Avec une misère de vie t’amenant à être voleur

Seule alors m’importe ta situation de douleur.

A la peur d’être berné, je préfère ma candeur

Qui fait également de nous des frères et sœurs.

On ne donne pas un euro

Du haut de sa propre hauteur

Parce qu’on a peut-être trop,

Pour se déculpabiliser le cœur,

Et des autres se croire meilleur

Mais pour réparer une erreur…

Le 22 juin 2006

Marc

Je ne veux que vivre

Serein et plein de joie

Avec pour seule loi

Le plaisir de mes livres !

Vivre

Loin des petites tentations

Sans autre contrainte

Que le mal de mes arpions

Et ma faim en complainte !

Vivre

Le cœur ouvert aux gens

Lucide aux évènements

En étant fidèle à moi-même

Attentif à ceux que j’aime !

Vivre

Ferme le long du jour

Mais débordant d’amour

Sachant dire oui ou non

Sans craindre le bâton !

Vivre

Digne et sans courbure

Intègre dans ma vêture

Noble dans mes attitudes

Évoluant mes certitudes !

Vivre

Le coin de l’œil bien lavé

Le conduit auditif débouché

Le cerveau non décervelé

En état de tout seul décider !

Vivre

Certain de ma propre vie

De mon utilité, de mes envies

Du besoin de me limiter aussi

Selon ce que j’aurais compris !

Vivre

Au delà de mes instincts

Goinfrant le creux de mes reins

En dépassant mon animalité

Pour accéder à mon humanité !

Vivre

Ignorant la surinformation

Qui censure l’information

Restant dans la compréhension

D’une vie sans manipulation !

Vivre

Sans tuteur ni loi

En manant devenu Roi

Dans la finitude de l’absolu

Offrant un sens à ma venue !

Vivre

Comme un enfant des étoiles

Qui dénuderait poil à poil

Le ciel de ses nombreuses vies

Purifiant son âme de ses soucis !

Vivre

Et exister en étant centré

Dans ma propre pensée

Prêt parfois à me modifier

Devant un tiers s’il est entier !

Vivre

Sans fuir mes responsabilités

Intégrant échecs et ratés

Comme autant à dépasser

Victoires futures sur mon passé !

Vivre

Sans violence ni agressivité

La turbulence du monde agité

Et agir avec la conscience nette

En évitant de propager la tempête !

Vivre

En homme libre, les mains jointes

Devant mon cœur très conscient

Que cette attitude désappointe

Les esclaves du temps humiliant !

Vivre

Sur la terre reçue en héritage

Avec tous les êtres de mon âge

Qu’il faudra transmettre en partage

A nos enfants sans l’abîmer davantage

Vivre

Pour ne plus avoir à revivre

Les apprentissages du temps

Pour atteindre ce qui délivre

Goûter ce qui est derrière et avant !

le 16/01/2006

Marc

Vallée encaissée au milieu de nulle part

Village oublié à l’ accent d âges anciens

Je vous vis lors d’une errance sans hasard

Dans un ciel orageux que le souvenir retient .

Mes souliers vont et viennent à votre rencontre

Avec mon regard en laisse sur des êtres érodés

Compagnons de solitude des ermites sans montre

Dans ces instants où l’heure, du temps veut divorcer.

Arbres majestueux de verdure et de racines mêlées

A épouser le ciel, vos cimes rieuses ne font que rêver

Ceinturés d’ oiseaux plus chanteurs qu’enchanteurs

Qui témoignent en pagaïe la noblesse de cet honneur .

Petite fleur champêtre aux pétales d’un bleu profond

Tu accueilles la goutte de pluie et la rosée matinale

En ta corolle ouverte comme des ailes de papillon

Pour briller au soleil en étincelles de lumière fractale.

Et vous vaches tachées de noir aux alpages montées

Vous nous régalez d’Abondance, de Ceyrac et de lait

De vos fromages fabriqués par d’authentiques bergers

Qui tirent de vous le meilleur pour rondeler le parfait.

A mon bâton accroché, j’arpente les sentiers ardus

Pour aller vers les pics rocheux m’en mettre plein la vue

Au loin le Léman scintille son immobilité lacustre

Quand la montagne m’offre sa dent d’Oche en balustre.

Savoie si haute que le béton ignore encore ta place

Saine et sauve, tu vis encore l’ écho des mœurs anciennes

Et ta tradition épanouit en nous la douceur de tes glaces

En présence de vrais chalets fleuris jusqu’aux persiennes .

Je ne sais si demain je te reviendrais, je le souhaite

Sache pourtant, Montagne aux rudes tonalités d’hiver

Que mon cœur s’associe à ma tête dans une seule requête :

Réduire le temps du jour qui sépare ce demain d’hier !

Le 22 août 2006

Marc

Je t’aime au présent de l’indicatif

Est le temps le plus accepté au monde

Il est l’actualité et le principe actif

Qui rassure l’autre comme la colombe

Symbolise la paix au milieu de la folie

Ou comme un phare lumineux dans la nuit !

Je t’aimais à l’imparfait de l’indicatif

Est un démenti terrible fait au présent

Du temps où les cœurs reconnaissants

Faisaient des serments souvent définitifs

Alors que la vie dans sa curieuse errance

En programme la mort comme la naissance !

Je t’ai aimée au passé composé

Marque la réussite comme l’échec

C’est un constat par le temps proposé

Une excuse, un faire part d’obsèques

Un bilan qui tourne une page de vie

Pour lire la suivante sans vouloir l’oubli !

Je t’aimerai au temps futur

Est une promesse qui se heurte à un mur

Car nul ne sait ce que sera demain

C’est le temps indicatif le moins certain

Celui qui veut marquer la volonté

Comme si en amour on pouvait décider !

Je t’aimai avec ce passé simple

Qui te dit des choses si courtes et simples

Qu’aucun espoir n’a pu s’installer en toi

Qu’aucune habitude n’a pu faire sa loi

Ainsi je n’ai pu te connaître vraiment

Et donner corps à plus fort sentiment.

Je t’aimerais est le temps conditionnel

Le plus vécu par les individus mortels

Combien de « si » hypothèquent l’amour

Avec ces concessions accordées tour à tour

Pour préserver une relation de couple

Faut-il confondre soumis avec souple ?

Que je t’aime est le temps du subjonctif

Qui peut doter le propos d’un côté affirmatif

Mais quand se rajoute le seul mot « bien »

Je sens poindre les reproches plus anciens

Dans un dialogue qui veut les justifier

En continuant à conjuguer le verbe aimer !

Aime-moi est un ordre impératif

Un temps qui perturbe mon système digestif

Car il laisse croire l’amour obligatoire

Entre deux êtres de manière péremptoire

L’amour doit-il s’imposer, fusil dans le dos

Ou se vivre en partage, l’un et l’autre égaux ?

Aimant, participe du présent

État magnétique, beau comportement

Il vit l’Amour de l’un pour l’amour des autres

Loin des plans où bien des ventres se vautrent

Juste en étant soucieux de toute nature humaine

Modèle à suivre des personnalités incertaines !

Mais le seul temps qui pour moi demeure pur

Répond totalement aux principes suivants:

Exiger sans amour c’est de la dictature

Aimer dans l’exigence c’est être dépendant

Aimer sans exigence, c’est construire l’autre

Voilà la seule conjugaison dont je suis l’apôtre !

Le 25/04/2006

Marc

Il est parti pour ne plus revenir

Et dans le mystère de son envol

Nos larmes voudraient le retenir

Un petit peu avant qu’il ne décolle

Juste pour lui dire un mot, le mot

Celui que regrettent nos sanglots.

Il est parti en un instant

Il est parti l’enfant

Parti mon Jonathan

Dans le dernier vol du goéland

Comme un Petit Prince égaré

Il a visité notre curieuse planète

Si différente de l’astéroïde sacré

Où habite la belle rose secrète

Son amie, sa vie, son cœur

Dont l’absence est la pire douleur.

Il est parti en un instant

Il est parti l’enfant

Parti mon Jonathan

Dans le dernier vol du goéland

Il a pourtant cherché à comprendre

Le pourquoi, le comment, le temps

Les habitudes qu’il lui faudrait prendre

Il a regardé évoluer nos sentiments

Et plein d’innocence, sans jugement

Il a préféré repartir quand il était temps.

Il est parti en un instant

Il est parti l’enfant

Parti mon Jonathan

Dans le dernier vol du goéland

L’appel de son cœur pur fut plus fort

Que les liens tressés par son corps

Il est parti Jonathan le Goéland

Laissant tous les oiseaux de son clan

Pour des espaces plus hauts et lumineux

En accord avec ses besoins impérieux.

Il est parti en un instant

Il est parti l’enfant

Parti mon Jonathan

Dans le dernier vol du goéland

Dominations, mensonges, pouvoirs

Raisons, petitesses et désespoirs

Contredisent son idéal d’Amour

Flux permanents qu’à son tour

Il ne voulait pas mettre à l’épreuve

Plutôt mourir que de se noyer dans ce fleuve

Il est parti en un instant

Il est parti l’enfant

Parti mon Jonathan

Dans le dernier vol du goéland

Et cela reste un mystère pour la Terre

Que d’assister à ce choix volontaire

Il est parti ailleurs, très haut dans le Ciel

Il a déployé enfin ses magnifiques ailes

Et s’est envolé au-delà de tous les nuages

Pour vivre avec sa Rose le reste de ses âges.

Il est parti en un instant

Il est parti l’enfant

Il s’est tué mon Jonathan

Dans le dernier vol du goéland.

Comme une météorite de Lumière

Il a traversé nos petites atmosphères

Laissant plus qu’une simple trace

Jonathan nous enseigne que les grimaces

Naissent du profond sommeil de nos coeurs

Puisque la mort n’afflige que les dormeurs.

Le 05 février 2008

Marc

Elle se veut joyeuse et légère

Pour exprimer la musique de l’air

Et parfois se revêt de tristesse

Aux soirs moroses de ma jeunesse.

Son envie surprend mon cœur

Mes doigts pianotent avec ardeur

Pour faire naître des rimes noires

Pleurant le long de mon histoire

Ou au contraire des mots éclairs

Zébrant mon ciel de leur lumière

Dans une vive atmosphère de fête

Quand les étoiles sillonnent ma tête.

Elle est là enfouie, prête à naître

Graine de mes fleurs à paraître,

Au sein du terreau de mes émotions

Attendant qu’une étincelle d’inspiration

La libère de toutes règles de conjugaison

Quand ses mots chantent ma guérison.

Et elle n’est plus suite ordonnée, définie

Mais décalage agencé de sons en folie

Ordre intuitif aux accents répétitifs

Chute de mots pour des cascades de maux

Métaphores osées pour les idées candides

Qui m’insupportent ou me servent de guides

Elle est fille du temps et se lit dans l’instant

Et pour la savoir née de moi il y a longtemps

Depuis dix, vingt ans, elle se révèle au présent

En femme qui offre sa virginité éternellement

A son auteur-lecteur qui l’a conçue autrement .

Sa puissance varie au fil des cœurs changeants

Son firmament actualise les émotions du temps

Et change sa signification au gré des moments

Sa texture épate alors, bien que méprisée avant. !

S’oublie la lecture passée qui devient dépassée

Comme revient chaque année la saison de l’été…

Immuable dans son cycle et variable en intensité

Caniculaire parfois pour nos vieux grand -pères

Attendus des autres qui en hiver ont trop souffert

Poésie d’hier quasi exsangue, Phoenix en mots

Ton sens renait de tes cendres et tu voles plus haut

Pour le plaisir de l’ancien auteur, redevenu lecteur

Qui en t’écrivant, avait cru manquer de profondeur !

Mots sonnants ou hurlant des maux tonitruants

Mots riants flirtant les jeux de tous les enfants

Mots agressifs, mots usés figés ou mots passants

Mots cassants, mots caressants ou mots chantants

Mots plaisirs, mots délires, mots sans accent

Mots creux, mots mensonges ou mots brûlants

Mots d’amour ou mots de haine, mots tentants

Je vous prends au mot et vous expose au vent

Car de la poésie je reste l’un des rares amants !

Le 24/04/2006

Marc

Sans cibler ton au revoir

Tu as choisi de t’en aller

Laissant à nos mouchoirs

L’habitude d’être trempés.

Pourquoi ce départ précipité ?

Je te croyais sur le sentier

Qui permet à tous de se trouver,

En attente certes du métier

Qui comblera tes aspirations,

Mais avec des projets si avancés

Qui renforcent l’incompréhension

Face à ta décision brutale insensée.

Alors que tu songeais Mariage,

Alors que tu songeais Ménage,

Alors que tu planifiais Partage,

Pourquoi organiser ce Naufrage ?

Et ces êtres qui t’ont tant aimé

Qui d’un coup voient tout s’écrouler

Qu’as-tu pour eux programmé ?

Bien sûr tu te savais Indigo

Avec un QI de très bon niveau.

Bien sûr, tu t’es senti frustré

Car ce monde t’a souvent rejeté.

Bien sûr tu refusais tous les arbitraires

Des comportements souvent contraires

A l’éducation traditionnelle délivrée,

Tant ton être intérieur ne pouvait transiger

Avec l’harmonie de ton intime vérité.

Tu voulais être en accord avec ta réalité !

J’ai, Moi, du mal à croire en une fuite.

Je te sais fort face à toutes ces difficultés.

Et même s’il existait une raison fortuite

Je sais que tu ne nous as pas abandonné

En répondant à cette injonction supérieure

Qui impliquait ton départ à cette heure.

J’ai trop d’amour et de respect pour toi

Pour ne pas accepter ce qui est ton choix.

La volonté s’efface si mes larmes demeurent,

Pourquoi maintenant et à cette heure ?

Le mystère est si difficile à comprendre,

Mais ta mort signe un message d’amour à prendre.

Alors je le prends, le fais mien et le diffuse.

Mon chagrin ne me servira pas d’excuse

Car si Tu as choisi de partir à ta manière

Je te sais accompagné d’une grande Lumière.

Et j’ai beau avoir mal là, en mon ventre

Je suis heureux de te savoir en son centre,

D’avoir la certitude de ta joie, de ta plénitude.

Et mes larmes se teintent d’une saine gratitude

En revivant avec toi le cadeau des instants de ta vie

Qui vont et viendront toujours selon mes ressentis.

A plus tard

Gros bisous de ton Papa.

Le 08 février 2008

Marc

Vivre vieux c’est bien

Vieillir bien c’est mieux

Nous nous inquiétons tous

Pour notre devenir lointain

Route allant du jeune au vieux

Dont on néglige les secousses .

Confondre le but et le chemin

Vivre en pensant que demain

Devra être mieux que ce jour.

Se projeter à la fin du parcours

Indifférent à la manière d’avancer

Sans voir que l’on a beaucoup raté…

Vivre vieux c’est bien

Vieillir bien c’est mieux

Le passé retient, le futur fait peur

Le présent ne peut que s’échapper.

Et ce bilan nous fige de stupeur

Tant nous pensions avoir l’éternité.

Moi je ne désire pas vieillir

Si mes facultés se délitent.

Je préfère encore subitement partir

A l’occasion d’une mort insolite,

Car comment rectifier ma route

Si ma vieillesse connait toutes les déroutes,

Si Alzheimer et Parkinson me troublent,

Si Mémoire et Geste perdant mes usages,

J’oublie que mes tremblements redoublent

Quand ma fourchette me pique le visage,

Il me faudrait dépendre de l’entourage

En lui imposant mon délirant ravage .

Vivre vieux c’est bien

Vieillir bien c’est mieux

Or je peux survivre ainsi longtemps

Mental touché et corps dysfonctionnant.

Non mes enfants , amours et vrais amis

Faites en sorte que je meure comme je vis

Dignement, lucidement, sans souffrance

A l’heure dite par ma conscience providence.

Évitez les arguties énoncées en lieu commun,

Épargnez-moi les banalités triviales et le baratin.

Je suis un Esprit qui a pris corps une fois encore,

Le chemin s’achèvera là aussi une fois encore.

Je veux, j’exige de mourir en une belle apothéose

Partir pour vivre le Divin en parfaite symbiose !

Vivre vieux c’est bien

Vieillir bien c’est mieux

Mourir vieux c’est bien

Mourir Digne c’est mieux!

Le 1/10/2009

Marc

Sois, au-delà des silences

Plus loin que les apparences

Deviens selon ta manière

Plus lumineux que LA Lumière.

Dépasse les limites acceptées

Oublie toutes les impossibilités

Tu es plus grand que tes croyances

Extirpe-toi de notre somnolence

Et réalise ta nature authentique

Malgré l’assaut de nos critiques

Ignore la voie du conformisme

Rejette tous les dogmatismes

Existe, bien centré sur ton cœur

Et sors ton Être de la torpeur.

Quitte le moule des anciens

Qui veut façonner ton quotidien

Vas, vis et deviens

Fier de ton propre chemin

Patriote d’un unique pays

Qui soit sans frontières aussi

Ressens le rythme de ton temps

Pour développer tes sentiments

Sans céder à ce siècle tourmenté

Qui exerce sa pression très agitée.

Vas, vis et deviens

La promesse qu’en toi tu détiens.

Naissance et mort sont jumelles

Et Ta vie leur justification essentielle

A toi de relier ces deux extrémités

Pour donner sens à cette réalité.



Vas, vis et deviens…

Le 04 mars 2011

Marc

Qu’est-ce sinon un usage

Que l’on décline à tout âge

Un mot parmi d’autres banalités

Une pratique sans vraie utilité….

Or merci

C’est une grâce que l’on rend

Un mantra que le ciel attend

Une réelle vibration d’amour

Un sourire posé sur ce jour.

Oui merci

C’est une lumière qui s’infiltre

Comme un baume ou un philtre

Dans des orbites tant énucléées

Que les iris oubliaient de briller.

Merci

Résonne comme une reconnaissance

Que l’on offre à votre existence

Délicat papillon d’atmosphère

Vous apportant une grâce délétère

Merci

Est un aveu déniant la solitude

Une acceptation de négritude

Un hommage de vraie humilité

Une promesse de réciprocité.

Merci

Se double d’une grande petitesse

Face à la rencontre miraculeuse

Qui apporte force et gentillesse

A une situation parfois périlleuse

Merci

Mot-clef qui ouvre sur l’amour

Un serment qui engage toujours

Une démarche apprivoisant le temps

Une lecture sur un cœur bien présent.

Merci

Courbe et redresse la tête

Devant feu, air, eau et terre

Qui associent leur épithète

A chaque vie qui s’en veut fière

Merci

Signe la cohérence universelle

D’évènements si aléatoires

Qu’en les acceptants dans une histoire

Ils en deviennent la part belle.

Merci

Est le mot que je veux écrire

Vaste élan du cœur à offrir

Puisque je peux tout respirer

Dans un parfum d’éternité.

Marc

Le 25/06/2007

Quelques citations inspirantes

Citation de Pema Chödrön

« Les choses qui s’écroulent sont une sorte d’épreuve, mais aussi une sorte de guérison. On pense que l’essentiel est de venir à bout de l’épreuve ou de triompher du problème, mais la vérité est que les choses ne sont pas vraiment résolues.

Il y a réconciliation puis écroulement.
On les réconcilie encore et elles s’écroulent de nouveau.
La guérison vient de ce qu’on laisse de l’espace pour que tout ça se produise: de l’espace pour la douleur, pour le soulagement, pour la tristesse, pour la joie. »

Citation serbe

«Sois humble, car tu es fait de terre. Sois noble, car tu es fait d’étoiles.»

 Khalil Gibran

Une femme dit:

Parle nous de la Souffrance.

Il répondit :
Votre douleur est l’éclatement de la coquille qui enferme votre entendement.
De même que le noyau doit se fendre afin que le cœur du fruit se présente au soleil, ainsi devrez-vous connaître la Souffrance.
Si vous saviez garder votre cœur émerveillé devant les miracles quotidiens de votre vie, votre douleur ne vous paraîtrait pas moins merveilleuse que votre joie;
Vous accepteriez les saisons de votre cœur, comme vous avez toujours accepté les saisons qui passent sur vos champs,
Et vous veilleriez avec sérénité durant les hivers de vos chagrins.
Une grande part de votre douleur a été choisie par vous.
C’est la potion amère avec quoi le médecin en vous guérit votre moi malade.
Faites confiance, alors, au médecin, et buvez son remède calmement et en silence.
Car sa main, si lourde et si rude soit-elle, est guidée par la tendre main de l’Invisible,
Et la coupe qu’il vous tend, bien qu’elle brûle vos lèvres, a été façonnée d’une argile que le Potier a imprégnée de Ses larmes sacrées.

José Argüelles / Valum Votan

« TOUT EST PARFAIT !, Aime tout le monde. Ne hais personne. Dieu bénit chacun. »